Mon chemin

Mon ego avait peur de manquer

Hello,

Tout à l'heure, sur Instagram, je t'ai raconté le début de cette histoire. Voici la suite, celle qui ne tenait pas dans un carrousel.

Quand je me suis mise à mon compte en créant Doux Murmures, il y a six ans, je quittais un emploi salarié dit stable, en Suisse, pour me retrouver sans filet. J'avais démissionné, et surtout pour faire quelque chose de perché ! Ben ouais, la voyance, les guidances, la médiumnité et l'énergétique, c'est du délire, quoi.

Aux yeux de beaucoup, j'étais donc précaire et un peu perchée. Alors, sans même m'en rendre compte, j'avais adopté une règle, celle de gagner au moins autant qu'en étant salariée, et même plus, pour ne pas déséquilibrer mon foyer, pour rester libre et pour ne rien devoir à personne. Mon chiffre d'affaires était devenu ma preuve. Il justifiait mon choix et me protégeait du regard des autres.

Il y a quelques années, pendant un mentorat, j'ai regardé mon propre ego en face, et le thème qui revenait sans cesse, c'était le manque.

J'avais pris ce mentorat parce que je voulais sécuriser et faire grandir ce que j'avais déjà créé, je ne voulais pas le perdre. J'avais aussi des raisons légitimes à l'époque. Quand j'étais malade, ou quand j'avais mes enfants pendant leurs vacances, je ne travaillais pas, donc pas de rentrées d'argent, parfois pendant de longues périodes. J'avais besoin d'une sécurité que je pouvais contrôler.

Ce mentorat m'a plongée dans le faire, à un rythme qui n'était pas du tout le mien. Attention, ce n'est pas la faute de ma mentore, vraiment pas, c'est moi qui me suis lancée dans cette course.

Ce que j'avais oublié, c'est pourquoi je faisais ce travail. Je ne le faisais pas pour un chiffre, je le faisais parce que c'était moi, parce que c'était plus grand que moi, au service de ce qui est. Mon ego, lui, en avait fait une preuve à donner, et je l'avais suivi.

Quand j'ai vraiment regardé, j'ai cru mourir.

Ce que j'ai vu au fond de moi m'a dégoûtée et m'a fait peur, et j'étais si triste de toute la souffrance que je m'étais infligée, juste pour maintenir quelque chose de pas sain et d'épuisant. Ce que je ne voyais pas encore, c'est que le tenir me coûtait bien plus d'énergie que le lâcher. Ça, je ne l'ai compris qu'après.

Alors, qu'est-ce que j'ai fait en premier ? Eh bien, j'ai fui. J'ai voulu tout stopper, tout détruire, parce que voir que j'avais tout bâti sur la peur, sur le manque, sur une blessure que je pensais réglée, était totalement intenable pour moi.

Alors oui, j'avais dépassé certaines choses, mais pas tout. J'ai fermé Doux Murmures, je me suis plongée dans les enseignements sur la non-dualité, et j'ai accueilli la parole de Yeshua, la vraie, pas celle de la Bible. J'ai vécu ce que tu pourrais appeler une nuit noire de l'âme. Ouais, pour la deuxième fois. Attends, on fait les choses bien ou on ne les fait pas, hein.

Et sur ce chemin, puisque j'avais fui Doux Murmures, je me suis finalement retrouvée face à moi-même. Cette fois, je n'ai pas fui. Je suis restée avec moi, et je suis allée m'aimer. Et que ça a été dur ! Mais dur ! Et long, bon sang, tellement long.

Rester avec soi, c'est la chose la plus difficile que j'aie jamais faite de ma vie. Et pourtant, j'ai eu des calculs rénaux et deux accouchements de trois jours chacun… no comment !

Aujourd'hui, le manque revient encore, par sursauts, et l'histoire se représente parfois.

Mais ce n'est plus qu'une proposition que la vie me sert.

Et je choisis, ou non, d'en faire mon menu. Je n'ai plus rien à prouver.

Si tu te reconnais dans ces moments où ça revient, c'est exactement là que je t'accompagne aujourd'hui. Je ne cherche pas à te faire aller mieux à tout prix. Je regarde avec toi ce que ton ego défend en toi et ce qu'il te coûte de le tenir, pour que tu puisses vivre une paix ancrée face à ce qui fut un jour ton histoire, et que tu as prise pour vraie.

Et si tu sens que ton manque à toi mérite qu'on le regarde ensemble, on peut commencer par un Éclairage de 30 minutes.

Réserver mon Éclairage

Avec douceur,
Marine

Ce murmure, tu le lis avec une semaine de retard.

Les prochains arrivent directement dans ta boîte mail, le jour où ils partent.

Et entre deux murmures, je partage mon chemin sur Instagram @doux.murmures